Adieu très cher Paolo

Dès l’aube, une lumière translucide, crème, ivoire et mordorée, envahissait délicatement le paysage givré par une poussière de neige. Là, dans nos bras, il nous a quitté, un rayon de soleil sur son visage apaisé, à l’instant même, miracle de la musique, où il écoutait Luiza sur l’Ipod, comme si Carlos Jobim était venu le prendre par la main, las, il est parti, hélas il s’en est allé…
Dans nos pensées, dans notre coeur, dans nos oreilles, il reste pour toujours, pour toujours.
Adieu très cher Paolo.

Brigitte

Storie Vere: Paolo Radoni, JL Rassinfosse, B Castellucci (Album Storie Vere 1988)

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

photos de Bernard Rosenberg, Paolo Loveri, Jos L Knaepen, Bubu, Michel Binstok

Publié dans News Tagués avec : ,
66 commentaires sur “Adieu très cher Paolo
  1. Marc Hollander dit :

    Ciao Paolo !

  2. Olivier Lumeau dit :

    Bonjour à tous.
    Il y a longtemps de cela, 20 ans déjà, c’était en 1987… J’étais allé voir un petit concert de blues dans un bistro à Mons. Paolo accompagnait Marc Lelangue.
    C’était la première fois que je voyais Paolo jouer.
    Ce fut une révélation. Pendant une pause, j’ai pu l’approcher pour lui parler et il m’a conseillé de participer à un stage des Lundis d’Hortense.

    A partir de ce jour-là, j’ai suivi Paolo pendant pendant pratiquement 10 ans, en tant qu’élève.
    Cours à son domicile, cours au Conservatoire de Tamines, nombreuses retrouvailles au stage d’été et, enfin, son élève pendant 2 ans au Conservatoire Royal de Bruxelles.
    Je voulais tellement apprendre de cet homme si sympatique, chaleureux, talentueux, respectueux de la vie et si cultivé. Je l’ai suivi comme un disciple suit un maître.
    Il était un professeur exigeant, passionné et semblait avoir une infinité de connaissances. Il était également un homme raffiné, charmant, distingué, courtois et rempli d’humour. Il restera un musicien accompli aux multiples palettes et infinies resources.

    Un grand homme, en somme, que j’ai cotoyé avec plaisir et passion, la passion de la musique.
    A toi, Paolo Radoni, je rends hommage…
    Jamais, je ne t’oublierai.
    Tu restes un grand homme dans ma mémoire. Encore merci.
    Avec tout mon soutien à ses proches.
    Olivier Lumeau.

  3. Olivier Cima dit :

    Paolo, tu es un des rares personnes qui m’a éclairé sur les chemins de la musique. Au delà de tes connaissances, je voyais surtout ta générosité.
    Addio caro Paolo

  4. Michel DAYEZ dit :

    J’avais revu Paolo au hasard de nos pérégrinations respectives, il y a peu de temps, à la foire du livre. Je ne savais pas que ce serait la dernière fois ; Perdu en contemplation, de l’un de ces « beaux livres » illustrés : L’histoire de la guitare…Je l’ai surpris dans sa méditation amusée, se régalant de sa passion. Je ne le savais pas malade, l’était-il déjà ? Il ne m’en avait rien dit…Comme à chaque fois que nous nous croisions, trop rarement, il était chaleureux, pétillant et moqueur, juste ce qu’il faut pour entretenir une amitié, qui si elle n’était pas quotidienne, n’en demeurait pas pour autant évidente : plus de trente ans… et je revois les photos des débuts des Lundis, de chez moi aussi, avec Brigitte et une enfant sur les genoux, Leila ; tout cela était hier, et hier n’est plus, hélas. Je vous embrasse et pense à vous. Michel

  5. Hervé dit :

    Je ne t’avais plus vu depuis longtemps…mais tu manques déjà…voilà !

  6. Pierre Vaiana dit :

    Polìno ,

    Je n’oublierai jamais ce coup de fil en 1982 (je pense) où tu me proposais de jouer au Halles un mercredi, « on aimerait bien que tu joues pour nous » c’était pour les Lundis d’Hortense et un de mes premiers contrats à mon nom à Bruxelles. La confiance que tu m’as témoignée, inoubliable. A lire tous ces commentaires il y en a beaucoup d’autres, sans compter tous ceux qui gardent ta générosité dans leur coeur sans savoir comment en parler. Polìno, buon viaggio, qua giù da quando sei partito il mondo è un pò piu triste e un pò piu vuoto di prima. ;-( Piero

  7. Fabio Volante dit :

    Le choc.
    J’ignorais tout de ta maladie.
    Paolo, merci pour ta gentillesse, merci pour nos conversations et pour tes encouragements perpétuels.
    Je n’oublierai ni ta voix, ni ton sourire, ni tes conseils.

    Ciao Professore.

    Fabio

  8. Walter T dit :

    Ciao Paolo

    5 Années inoubliables à Auvelais où 2 fois par semaine j’ai eu l’immense plaisir de partager un peu de cette passion avec toi, pendant les cours et après les cours, merci mille fois pour tout, si le jazz fait partie de ma vie , c’est grace à toi, j’étais loin de penser que tu partirais si vite…..

    Une pensée pour tes proches.

    Au revoir l’artiste, je suis sur on se reverra.
    Unforgettable, that’s what you are…..
    Wal

  9. Mounia, tu te souviens, avec ses vieux cèdres et les corneilles qui nichaient haut vers le ciel.
    Le matin au réveil je te trouvais à la cuisine…un dernier café, un premier café, je me levais, tu te couchais, toujours soucieux de ne pas te décaler dans les horaires, moi le jour toi la nuit…il y a longtemps que tu n’es plus là à Genève, mais tu y es toujours pourtant. Pourquoi serais-tu donc plus parti aujourd’hui qu’avant-hier. Quelques disques ensembles, et des voyages long comme la pluie, dans ta 2CV…Genève-Bruxelles, Bruxelles-Genève..
    Bon vent et bon voyage l’ami tu restes dans mon coeur,

    Maurice (alias le Dolph)

  10. Bon voyage Paolo,

    Un peu de la sagesse, du talent, de la générosité, de l’érudition qui nous entoure s’en est allé avec toi.

    Le 29 décembre au soir, j’ai appris ton départ. Trop tard pour la cérémonie ou pour l’adieu au Sound ! J’ai donc toujours du mal à le croire.

    Je suis repassé au Square de Stockel samedi dernier. Mon regard te cherchait afin de t’écouter fortuitement, de rencontrer un verre ensemble et de boire quelques paroles, comme ça nous arrivait de temps en temps. La nostalgie m’a visité à l’idée que c’était fini.
    Un homme était assis, là, à l’endroit même où nous nous y étions croisé la première fois, quatre ans plus tôt. Il te ressemblait : barbe courte, cheveux grisonnants, lunettes… Une fraction de seconde, j’ai cru que c’était toi. Quel choc ! « Triste » !

    Il y a eu tous les jurys depuis Amay en 92 (je pense) jusqu’à la fin du Conservatoire en 97, l’interview donné à l’ABBL pour Jazz In Time, des mots, des pensées, des réflexions… Avec une grande noblesse, tu as insufflé une profondeur d’âme dans ma musique.

    Je suis heureux d’avoir pu te dire « merci » pour ton apport – il y a 3-4 mois – et d’avoir pu entendre ta voix durant ces 2 derniers mois. Mon esprit peut te laisser partir en paix. Seule la musique que nous devions jouer ensemble y restera, muette.

  11. Je ne vous avais rencontré que récemment au mois de juillet. Léo mon beau-père appréciant nos musiques respective, nous a présentés. Au delà du musicien hors pair, j’ai eu la chance de faire la connaissance d’un homme génréreux et humble. Dommage que nous n’ayons pu faire ce petit bout de chemin musical ensemble. Je pense souvent à vous et à votre famille.

  12. Francis Varis dit :

    J’apprends aujourd’hui (20 février!) du contrebassiste Pierre Maingourd qui a tourné avec nous et est très frappé lui aussi. Le choc est immense, j’ai beaucoup de peine et encore du mal à y croire.
    J’embrasse Brigitte avec affection et tendresse, et Leïla que je n’ai connu qu’enfant.
    Francis Varis.

  13. Patsy dit :

    Cher Paolo, tu es dans notre coeur et nos pensées, toujours. Gros bisous à toi, chère Brigitte, et à toi, chère Leïla. Bisous et à bientôt.

  14. eli dit :

    La perte d’un être cher
    ne peut en aucun cas être une fin en soi…
    ni une page tournée…au contraire,
    chaque jour est une nouvelle page qui s’ouvre sur les merveilleux moments offerts : des instants partagés,des gestes , des sourires, des paroles, des moments fortement complices et des notes qui retentissent à l’infini,
    encore et encore et pour toujours…
    encore et encore au fil des jours…
    l’absence de l’être chair fait mal,
    le déchirement gronde dans nos cœurs,
    mais si présents pourtant ses symboles gravés au fil du temps,
    car la mémoire décuple ses images vivaces….
    Une pensée émue, laisse une larme confuse glisser sur tant de chemins parcourus ensemble.
    Et un ange réapparaît….
    …il écoute, accompagne,console, encourage,et pourtant sa présence se fait si discrète..Mais forte est son « aura »;
    C’est là que je le sens si près de nous,
    c’est à ce moment là aussi que je sens qu’il nous prend la main pour continuer si dignement avec entrain vers de nouveaux lendemains,
    « on continue la route ensemble avec l’ange Paolo RADONI,
    encore et encore au fil des jours….
    encore et encore et pour toujours….
    jamais ne s’éteindra cette petite flamme qui réchauffe nos cœurs,
    et qui nous accroche et nous illumine de celui qui a été et est toujours un fils, un père, un mari aimant, un artiste rempli de talents et un philosophe,et un bon père symbolique…..
    Un être cher si bon rempli de paix, de joies, d’amour…
    encore et encore et pour toujours……
    « AVEC L’ANGE PAOLO RADONI »

    à son épouse Brigitte FURNELLE RADONI,
    à sa fille Leila RADONI,
    à la maman et au papa de Paolo RADONI,
    à tous ses proches,

    Eli, 19 avril 2008

  15. eli dit :

    « Larmes évacuez »

    Larmes de tristesses vous êtes parfois bien plus que des traitresses,
    car parfois elles nous prennent par surprise…
    comme la pluie qui frappe sur le pare brise…
    des cœurs brisés battent la chamade,
    mais ils ne sont pas malades,
    douleurs, tristesses est le mot qui convient,
    même si parfois ça fait du bien.

    Lâchez du lest, les larmes feront le reste…
    la pensée en détresse, d’un deuil ou d’une maladresse,
    pleurer, tordre son chagrin,
    ça fait mal parfois c’est certain…

    Pleurer une faiblesse ???
    Surtout n’en croyez rien!!
    C’est la preuve que nos cœurs sont raccordés au Diapason du « la » humain qui résonne en puissance…
    C’est l’arme vibrante de nos sentiments,
    et qui plonge dans nos pensées.

    Egale à nous même, nous évacuons parfois des larmes de joies, d’angoisses, d’amour, de recueillements, des larmes témoins du temps et de ces moments complices, des larmes d’amertume, des larmes chaleureuses qui font parfois fondre des icebergs au cœur insensible.

    Tristesse ! En ce moment, je pleure toutes les larmes de mon corps, qui submerge mon cœur de douleurs, celle d’une absence cruelle qui ne tarit jamais de pensées et de souvenirs émouvants qui nous appartiennent.

    « IL est et il sera toujours »

    Il m’arrive souvent en ce moment d’avoir du vague à l’âme et de vouloir noyer cette tristesse, dans une pluie de cordes musicales d’une guitare orpheline, qui retentissent, ça y est nos cœurs frissonnent en communion.

    « Ils raisonnent »
    « Résonnent »

    Un arc-en-ciel nait de la joie et de la beauté de cette mélodie qui nous émeut…
    « Un ange observe »
    Et nous guide dans ce parcours fléchés qu’est la « vie » et « l’avenir »
    Il nous dit alors « Larmes évacuez » et « avancez ».
    « Bienveillant l’ange nous accompagne…

    « Mon cœur gronde et est en crise de larmes tous les 21 d’une succession de 21….. »

    ELI « guitariste » ce texte a été écrit le 21 avril 2008

  16. eli dit :

    Je voulais juste rajouter un détail mais qui pour moi à son importance ELI « guitariste classique »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

CAPTCHA

Taper le texte de l'image pour confirmer le commentaire